Thèmes

Clause de solidarité et congé du locataire : qui reste tenu du loyer ?

Quand un colocataire ou un conjoint donne congé, la clause de solidarité peut le rendre redevable du loyer bien après son départ. Durée, exceptions, couples mariés ou pacsés : le point précis pour éviter les mauvaises surprises.

作者:Robert S. · 發布於 2026年8月13日

Calculer une révision IRL

Nouveau loyer indicatif

826,06

soit +26,06 (+3,26 %)

幾分鐘內檢查您的租約將租約上傳至 bail.immo,獲取清晰、免費的分析。
分析我的租約 →

Un colocataire annonce qu’il part, un conjoint donne congé, et vous vous demandez qui va payer le loyer le mois prochain. La réponse tient souvent en une ligne du bail : la clause de solidarité. Elle peut engager celui qui quitte le logement pendant des mois, parfois des années après son départ. Pour un propriétaire, c’est une sécurité. Pour celui qui s’en va, c’est un piège financier qui mérite d’être compris avant de signer ou de donner congé.

La réponse en 30 secondes

Si le bail contient une clause de solidarité, le colocataire ou le concubin qui donne congé reste redevable du loyer et des charges pendant 6 mois après la fin de son préavis, sauf si un nouveau locataire arrive avant. Pour un couple marié, la solidarité ne s’éteint qu’au divorce ou au départ définitif de l’autre époux. Pour un couple pacsé, elle dure jusqu’à la fin du Pacs ou au départ de l’autre partenaire. Sans clause de solidarité, l’obligation s’arrête à la fin du préavis.

Avant de signer un bail ou de donner congé, vérifiez la présence de cette clause et ses conséquences exactes. Un simple oubli peut coûter plusieurs milliers d’euros.

Vous avez un doute sur votre bail ? Analysez-le maintenant pour repérer les clauses à risque.

Ce que dit la loi

La loi du 6 juillet 1989 encadre les baux d’habitation, mais elle ne définit pas elle-même la clause de solidarité. C’est le contrat qui l’instaure. La solidarité signifie que chaque signataire est tenu pour la totalité de la dette, pas seulement pour sa part. Le propriétaire peut donc réclamer l’intégralité du loyer à n’importe lequel des colocataires ou conjoints, même si les autres ont payé leur quote-part.

Le service public précise les règles selon la situation :

Ces règles figurent dans la fiche officielle sur le préavis et le congé du locataire. Elles s’appliquent aux baux d’habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, qu’ils soient vides ou meublés.

Pourquoi cela peut poser problème

La clause de solidarité est souvent perçue comme une formalité au moment de la signature. Elle devient un vrai sujet quand la colocation se sépare ou que le couple se défait.

Pour le locataire qui part, le risque est de continuer à payer un logement qu’il n’occupe plus. Si le colocataire restant ne paie pas sa part, le propriétaire peut se retourner contre celui qui est parti, même six mois après. Dans un couple marié, cette obligation peut durer des années si le divorce traîne ou si l’autre époux reste dans les lieux.

Pour le propriétaire, la clause de solidarité est une garantie précieuse. Mais elle a des limites. Passé le délai légal, le locataire parti n’est plus tenu. Et en cas de violences conjugales, la loi prévoit des exceptions qui libèrent la victime de toute solidarité pour les impayés postérieurs à son congé.

Pour le colocataire restant, la solidarité ne change rien à son obligation de payer la totalité du loyer. Mais elle peut compliquer la recherche d’un remplaçant : le nouveau colocataire doit être accepté par le propriétaire, et tant qu’il n’est pas là, l’ancien reste tenu.

Exemple concret

Trois colocataires signent un bail unique avec clause de solidarité. L’un d’eux donne congé le 1er mars avec un préavis d’un mois. Son préavis se termine le 31 mars. La clause de solidarité le rend redevable du loyer et des charges jusqu’au 30 septembre, soit six mois après la fin de son préavis. Si un nouveau colocataire signe le bail le 1er juin, l’obligation de l’ancien s’éteint à cette date. En revanche, si le logement reste occupé par les deux autres sans remplaçant, l’ancien colocataire peut être poursuivi pour les impayés jusqu’au 30 septembre.

Les exceptions à connaître

La solidarité n’est pas absolue. Plusieurs situations la font cesser plus tôt, ou l’écartent totalement.

Violences conjugales

Lorsque l’un des époux, partenaires de Pacs ou concubins est violent, la victime peut donner congé avec un préavis réduit à 1 mois. Le congé doit être adressé par lettre recommandée avec avis de réception, en indiquant le motif et en joignant une ordonnance de protection, une condamnation pénale ou tout document prouvant des poursuites. Dans ce cas, la victime n’est pas redevable des impayés postérieurs à la présentation de la lettre recommandée au propriétaire. Sa caution n’est pas tenue non plus.

Arrivée d’un nouveau locataire

Pour les concubins avec clause de solidarité, l’obligation cesse dès l’arrivée d’un nouveau locataire, même si elle intervient avant la fin des six mois. C’est un point important : le locataire sortant a intérêt à ce qu’un remplaçant soit trouvé rapidement.

Absence de clause de solidarité

Si le bail ne contient pas de clause de solidarité, le locataire qui donne congé n’est tenu que jusqu’à la fin de son préavis. Pour les couples mariés ou pacsés, la solidarité légale s’applique même sans clause, mais elle obéit à des règles propres.

Bail mobilité ou bail étudiant

Le bail mobilité, régi par la loi du 6 juillet 1989, peut contenir une clause de solidarité. Les mêmes principes s’appliquent, mais la durée du bail étant courte, l’enjeu est moindre. Pour les baux étudiants, la solidarité dépend de la rédaction du contrat.

Checklist : ce qu’il faut vérifier

Actions possibles

Pour le locataire qui veut partir :

  1. Relisez le bail et identifiez la clause de solidarité.
  2. Donnez congé par lettre recommandée avec avis de réception, en respectant le préavis.
  3. Cherchez activement un remplaçant et informez le propriétaire de son arrivée.
  4. Conservez toutes les preuves de paiement et de correspondance.
  5. En cas de violences, joignez les justificatifs à votre congé.

Pour le propriétaire :

  1. Vérifiez que la clause de solidarité est bien rédigée et signée par tous les colocataires.
  2. En cas d’impayé, adressez une mise en demeure à tous les signataires, y compris celui qui est parti.
  3. Respectez les délais légaux : la solidarité du locataire sortant cesse après six mois pour les concubins.
  4. En cas de violences, ne réclamez pas les impayés postérieurs au congé de la victime.

Vous voulez savoir si votre clause de solidarité est valable et quelles sont vos obligations exactes ? Téléversez votre bail pour une analyse détaillée.

FAQ

La clause de solidarité est-elle obligatoire ? Non. Elle est facultative. Mais en colocation avec bail unique, elle est très fréquente car elle protège le propriétaire.

Un colocataire peut-il se libérer avant six mois ? Oui, si un nouveau locataire signe le bail avant la fin des six mois. L’obligation cesse à la date d’arrivée du remplaçant.

La solidarité s’applique-t-elle aux charges ? Oui. Le locataire sortant reste tenu du loyer et des charges, dans les mêmes conditions.

Que se passe-t-il si le bail ne contient pas de clause de solidarité ? Pour des concubins, l’obligation cesse à la fin du préavis. Pour des époux ou partenaires de Pacs, la solidarité légale s’applique selon les règles propres au mariage ou au Pacs.

La caution du locataire sortant est-elle aussi engagée ? Oui, dans les mêmes limites que le locataire. En cas de violences, la caution de la victime n’est pas tenue des impayés postérieurs au congé.

Un propriétaire peut-il refuser un remplaçant pour prolonger la solidarité ? Le propriétaire doit avoir un motif légitime pour refuser un candidat. Un refus abusif pourrait être contesté, mais la solidarité ne cesse que si le remplaçant signe effectivement le bail.

Sources

Information juridique

Les informations présentées sur cette page sont fournies à titre informatif et sont fondées sur les textes et sources disponibles au moment de sa publication ou de sa dernière mise à jour. La législation, la réglementation et la jurisprudence peuvent évoluer à tout moment. Les résultats et explications proposés par bail.immo ne constituent pas un conseil juridique et ne remplacent pas l’avis d’un avocat ou d’un autre professionnel du droit compétent.

法國 vs 台灣:有何不同

此內容僅為一般性資訊,並非法律建議——基於一般知識撰寫,可能不完整、已過時,或因地區而異。在依賴此資訊之前,請務必透過當地管道核實。

押金上限

法國

法律規定上限:未附家具住宅為一個月租金,附家具住宅為兩個月。

台灣

依民法第422-1條,押金上限為兩個月租金,與法國附家具住宅的規定相近。

房客提前通知期

法國

房客需提前一個月(住房緊張地區)或三個月通知。

台灣

通常依租賃契約條款約定提前通知期限,租賃住宅市場發展及管理條例對此有補充規範,但期限仍主要由契約約定。

一般性資訊,未精確核實來源——請透過當地管道核實。

保證人慣例

法國

常見做法是提供個人保證人,或使用 Action Logement 提供的免費公共保證(Visale)。

台灣

部分房東會要求保證人(連帶保證),但並非全面強制,實務上也常僅依賴押金與身分證明。

一般性資訊,未精確核實來源——請透過當地管道核實。

租期內的租金調漲

法國

除法定例外情況外,合約期內原則上不得調漲租金;年度調整依據 IRL 指數。

台灣

租期內租金原則上依契約約定執行,若契約未約定調整條款,房東通常不得片面調漲,續約時則可協商新租金。

一般性資訊,未精確核實來源——請透過當地管道核實。

書面契約要求

法國

主要住所的租賃必須簽訂符合法定範本的書面契約。

台灣

書面契約並非強制要求,但依租賃住宅市場發展及管理條例,主管機關訂有租賃契約範本供參考使用,書面契約為普遍實務做法。

一般性資訊,未精確核實來源——請透過當地管道核實。

Clause de solidarité et congé du locataire : qui reste tenu du loyer ? (法國) | bail.immo